Archive pour janvier 2012

Des bouts de Motobloc

Je suis toujours très attentif à tout ce qui concerne l’automobile à Bordeaux. j’ai pu récemment à la bourse de Damazan retrouver un petit laïus écrit par Philippe Rouxel sur les établissements Carde. Carrossier à Bordeaux, Carde fabriquait camions, autocars, et ambulances sur châssis Ford T. Puis quand Ford quitta Bordeaux, pour toutes les marques.

Mais Bordeaux est surtout connu pour ses Motobloc. Marque de prestige Bordelaise du début du siècle dernier.

L’usine Motobloc a construit des voitures et des motos à La Bastide de1902 à 1931. Elle a bénéficié de l’héritage technique de Schaudel, qui avait fabriqué sa première voiture en 1897, et inventa le carter incluant moteur, embrayage et boîte de vitesse. Ce qui suscita le nom de l’entreprise.

Malheureusement il ne reste que très très peu d’auto aujourd’hui et trouver des pièces de Motobloc est quasiement impossible.

J’ai donc été agréablement surpris lors de la bourse de Damazan (la bourse des voeux dont j’ai déjà parlé ici) de trouver cette annonce sur le tableau d’affichage.

Pas de commentaire

Bourse de Damazan

 Certain l’appelle la bourse des vœux, mais beaucoup de monde à Damazan pour la première bourse de l’année.

Quelques jolies pièces, parfois d’avant-guerre, mais pas d’ancêtre à première vue.
Nous avons tout de même pu y voir un moteur d’avion, un mono-cylindre De Dion Bouton, surement un moteur fixe. Un autre De Dion (ou Ballot) 4 cylindres marinisés sans pompe à eau et avec toute une tuyauterie pour amener l’eau dans le moteur, moteur tournant mon bon-monsieur démarrage à l’appui! Un moteur Hinstin quoi que peut-être DFP si l’on lit ceci, un magnifique tandem à moteur fait à Paris dans les années 30.

Et puis il fallait bien justifier le déplacement, j’ai donc pu dénicher un moteur Peugeot complet pour ma Griffon 557TC (même moteur que la Peugeot 57) pour 40€. Après trois serrages du moteur successifs (au point de réaléser et changer les pistons à chaque fois), je commençais à soupçonner un embiellage pas très droit). Bref, pour le prix des segments neuf, j’ai un moteur complet.

Cet achat complété par un peu de documentation sur l’automobile à Bordeaux d’avant-guerre, nous avons pu reprendre la route.

Nos compagnons de covoiturage ayant pour leur part trouvé des cerclages d’un diamètre monstrueux ! (bien 80cm) pour une Talbot. On attend de voir l’auto !

 

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