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Le graissage

J’inaugure une nouvelle rubrique dans ce blog. Il s’agit de petites (ou grandes) notes sur la compréhension technique de la mécanique et des moteurs.Je ne suis pas un professionnel, et j’ai longtemps cherché un moyen de comprendre et d’apprendre la mécanique. N’ayant personne dans mon entourage capable ou disposé à m’enseigner cette matière (qui n’est plus au programme d’un ingénieur généraliste), je profite de ce blog pour donner quelques informations qui raviront ceux qui comme moi passent des heures sur internet à tenter de maitriser cette science.

Le Graissage

Voici un sujet qu’il est important de comprendre et maitriser lorsque l’on souhaite restaurer un moteur. Je crois bien qu’un des premiers conseils fut celui de s’assurer de disposer d’un bon graissage, et d’une pompe à huile en bon état et de bonne qualité pour ne pas devoir au mieux refaire ce long travail de réfection ou au pire, irrémédiablement endommager son moteur.

C’est dans un livre écrit par Mr Legrain-Effeil que j’ai pu comprendre les différents intérêts d’un bon graissage.

  1. Premièrement, la première chose qui vient à l’esprit est que le graissage du moteur consiste à isoler l’une de l’autre deux surfaces dont on ne souhaite pas le contact direct.
    Ceci est très juste, d’autant plus que même si l’on tend à l’être, il est impossible de disposer de pièce parfaitement lisse.
  2. Dans un moteur, toutes les pièces n’ont pas les mêmes efforts à fournir, leur position par rapport aux zones les plus chaudes est un facteur dont il faut tenir compte. en assurant une circulation d’huile accrue pour transporter ailleurs des calories qui, accumulées, détruisent les lubrifiants, puis les pièces en contact. L’emploi de métal léger, (bas moteur par exemple), par la dissipation thermique intense qu’il autorise, facilite les échanges de température, et l’huile qui se charge de chaleur autour des manetons et des paliers la cède ensuite aux pièces fixes, qui la dissipent dans l’atmosphère.
  3. Enfin l’huile permet de récupérer toutes les impuretés qui peuvent se trouver en suspension dans un moteur. Bien souvent, un filtre est branché directement en dérivation de la pompe à huile et ainsi assure le bon fonctionnement de celle-ci.

Petite note technique :

Sur certains moteurs de sport (notamment les Porsche), on adopte le dispositif dit  » à carter sec ». Il comporte, en plus de la pompe normale de pression et de circulation, une seconde pompe dite « d’épuisement » qui assèche le carter inférieur et envoie l’huile dans un réservoir séparé où elle sera puisée par la pompe principale pour être envoyée au points à graisser. Ainsi malgré les mouvements de l’auto, la pompe a huile est assurée d’être alimentée en permanence.

Note sur la pression d’huile :

Le maintien d’une certaine pression d’huile est évidemment indispensable pour assurer une circulation permanente, mais la valeur de cette pression peut varier, en particulier avec la viscosité de l’huile et par conséquent sa température. D’autre part, avec le temps et l’usure normale de tous les organes, les jeux vont en augmentant, et la pression d’huile baisse alors, en même temps que la résistance qui est opposée à sa circulation. Dans ce cas, le débit de l’huile de graissage dans le circuit augmente au fur et à mesure que la pression décroit. Si, au contraire, la baisse de pression d’huile provient d’une insuffisance de la pompe, la situation est inquiétante, car le débit baisse en même temps que la pression.

En somme, ce qui compte en pratique, c’est plus le débit de l’huile que sa pression en valeur intrinsèque. Mais comme il est impossible de mesurer constamment le débit de la pompe à huile en marche, c’est par le biais d’un manomètre indiquant la pression d’huile qu’on effectue le contrôle du graissage.

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